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Quiero éditions

Serge Pey & Joan Jordà

Les Poupées de Rivesaltes

Impression typographique noire et rouge de la couverture et numérique des pages intérieures sur papier filtre des moulins Prat-Dumas à Couze.

Reliure libre des 10 cahiers pliés et perforation par une douille de 22 long rifle de l’ensemble du livre sur le « o » du mot soldats.

80 pages, format 16,5 x 22,5 cm

ISBN : 2-914363-17-6, 22 euros

DOSSIER DE PRESSE


- NOUVELLE ÉDITION DISPONIBLE

Ce recueil s’ancre dans l’histoire tragique de l’emprisonnement au début de la seconde guerre mondiale de près d’un demi-millions de réfugiés espagnols dans des camps de concentration français. Ces camps sont au centre de la correspondance solaire entre Serge Pey et Joan Jordà qui conjugue les raisons d’un engagement avec la joie grave du désespoir, la poésie et l’art avec l’insurrection. Les Poupées de Rivesaltes égraine sur 60 « lames » le traitement que les soldats français ont fait subir aux réfugiés espagnols qui fuyaient la dictature. C’est aussi l’affirmation d’un art poétique qui prône la libération de la liberté.


TIRAGE DE TÊTE

Il a été réalisé de cet ouvrage un tirage de tête, de 50 exemplaires signés et numérotés, augmenté d’une lithographie originale d’un dessin de Joan Jordà réalisée par Philippe Moreau.

Une description plus détaillée de ce tirage de tête est disponible ici.


Vous pouvez feuilletez ci-dessous les premières pages du livre...

COMMANDE DE L’OUVRAGE (cliquez ici)

PDF - 557.6 ko
Bon de commande du livre de Serge Pey & Joan Jordà

Quiero éditions c/o Marginales, Les Billardes, 04300 Forcalquier.

Chèque à l’ordre de « Marginales - propos périphériques ».


DOSSIER DE PRESSE

Les Poupées de Rivesaltes

Article de Alain Freixe dans L’Humanité du 23 février 2012

Article d’Alain Raynal dans L’Humanité du 18 octobre 2011

Sur le blog de Philippe Chauché de ce mardi 18 octobre 2011

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Poésie

La révolte permanente de deux Catalans

Les mots de Pey et les peintures de Jorda pénètrent Rivesaltes, où furent parqués les républicains espagnols.

Serge Pey, l’homme de la poésie-action, des bâtons à parole levés contre toutes les injustices, tous les enfermements, et Joan Jorda, peintre, sculpteur et graveur dont l’œuvre est toute emportée par la force d’une «  révolte permanente  » à l’égard du cours du monde. Tous deux catalans «  retirés  » à Toulouse. La «  Retirada  », rappelons-le, fut ce moment du temps qui jeta les républicains espagnols sur les routes de l’exil et dans «  les camps gardés par l’armée française  », tel que celui de Rivesaltes en Roussillon.

Pour faire tresse, il faut un troisième homme. Ce sera ici le metteur en pages des jeunes éditions Quiero, basées à Forcalquier (04), Samuel Autexier, que je voudrais saluer pour cette mise en rythme qui du passé fait table mise pour la joie d’une cène athée, d’une «  éternité / sans lendemain  », celle de «  l’anarchie qui est la joie du poème  » quand le poème est arrachement à la «  doxa de l’idiotie intellectuelle  », insoumission à la langue qui carapaçonne l’opinion, à la communication, cet ennemi le plus sournois dont parlait René Char.

Mise en rythme qui au moyen d’une typographie très originale, toute en noir et rouge, juxtapose le poème de Serge Pey, les Poupées de Rivesaltes, à des textes et des lettres adressées à Joan Jorda sur la peinture, le poème et leurs enjeux, tout en faisant jouer ces mots avec les reproductions d’une vingtaine d’encres sur papier de Joan Jorda. Mise en rythme qui conspire contre la pétrification de la parole et libère le temps où peut s’entendre la voix de ceux qui ont «  perdu la guerre et la république  », voix des «  vaincus qui ont eu raison  » et qui fait que «  leur défaite (sera) plus grande que leur victoire  ».

Il y a une colère rouge et noire dans ce livre. Elle court et se dresse dans ses pages, c’est celle de toutes nos «  victorieuses défaites », écrit Serge Pey.

Il y a du désespoir dans les dessins et la peinture de Joan Jorda, œuvre toujours habitée par des êtres vivants, hommes-animaux aux corps douloureux comme il y a du désespoir dans les poèmes de Serge Pey, un désespoir qui sans espérance aucune fonde pourtant un espoir, celui d’un «  présent éternel  » et qui au bonheur préfère la joie qui éclate toute dans «  l’éternité des moments  ».

Dans ce livre, vous en verrez deux qui tapent du pied, l’un en écrivant ses textes qui seront proférés lors de telle ou telle mise en action  ; l’autre en dessinant et peignant «  ce qui reste quand on s’est débarrassé de tout ce qui est beau  ».

Ici, vous entendrez ceux qui s’efforcent encore et toujours de «  trouver l’homme à l’intérieur de l’homme  ». De quoi trouer l’actualité du 
moment, non  ?

Alain Freixe, L’Humanité, jeudi 23 février 2012

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Poésie

Serge Pey, la langue et la liberté

Le poète publie deux livres en mémoire des combattants de l’Espagne républicaine.

Avec le Trésor de la guerre d’Espagne (1), Serge Pey, poète et plasticien, nous livre un passionnant ouvrage façonné par les souvenirs familiaux de l’Espagne républicaine et combattante. En cet automne 2011, celui qui préside par ailleurs aux destinées de la Cave poésie de Toulouse et anime, chaque lundi, les Chantiers d’art provisoire, en propose un second dans la même veine  : Les Poupées de Rivesaltes (2). En référence au camp de concentration, il publie un long poème qui coule entre les dessins de Joan Jorda au fil d’une série de dix cahiers de huit pages. Le Trésor de la guerre d’Espagne se compose, quant à lui, de seize récits issus de souvenirs vécus ou racontés en famille. Chaque fait réel, tragique souvent, lui sert de point d’appui. Par une prose intense, poétique et riche de métaphores, il libère toute son énergie créative et engagée. «  La littérature permet l’exploration des possibles et de l’impossible.   »

Parmi les personnages, il y a, entre autres, la mère, qui avertissait du danger les combattants dans la montagne en étendant différemment le linge à sécher. La Ciega, la grand-mère aveugle, qui parlait une langue que seuls les chiens comprenaient. Le gosse de misère. Ou bien ces deux frères qui apprenaient le français en s’arrachant les yeux à lire à l’envers les sous-titrages derrière l’écran du cinéma. Pour Pey, ce livre est aussi un livre sur la langue, sur l’écriture de la langue. Chaque texte, un travail sur la liberté. «  Comment survivre à l’impossible, à la défaite, questionne-t-il  ? En transformant en victoire les valeurs des combattants, en trouvant des signes d’espérance dans le désespoir.   » Là réside le «  Trésor  » de la guerre d’Espagne.

Alain Raynal, L’Humanité, mardi 18 octobre 2011

1. Éditions Zulma, 176 pages, 2011, 16,50  euros.

2. Éditions Quiero, 80 pages, 2011, 22  euros.

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Ma Librairie (23)

« La liberté libérée / est la condition / du poème / et de l’insurrection

Une œuvre d’art / comme une action / de résistance / à l’oppression / réalise ce mystère / de la liberté libérée

En ce sens la poésie / et l’insurrection / sont fraternelles

On ne sait jamais / ce que devient / une liberté libérée / car elle ne devient pas

Elle est... » (1)

Fidélité à l’histoire, fidélité à la poésie libre et à la peinture libre, l’urgence permanente de dire, note-t-il, ce qui s’est joué en Espagne lors du coup d’état de Francisco Franco, une dictature prépare l’autre, c’est toujours ainsi que naissent les danses macabres, et face à cela, des mots et des dessins qui tracent ce mouvement particulier du temps, urgence permanente aussi, ajoute-t-il, pour ne jamais oublier, le rôle funeste des staliniens dans cette histoire - absolue lucidité de Georges Orwell - tout aussi funeste que celle de Philippe Pétain - ne jamais perdre l’occasion de le dire et de l’écrire - d’une dictature, les autres.

à suivre

Philippe Chauché

Retrouvez l’article sur le blog

(1) Les Poupées de Rivesaltes / Serge Pey et Joan Jordà / Quiero / 2011

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